De vieilles personnes, de jeunes enfants, des filles, des garçons.
Du bruit, pleins de voix mélangées. Des conversations choquantes, intéréssantes, puériles.
Une cacophonie, de pleurs et de rires d'enfants.
Puis une lumière puis un grand bruit. Les petits pleurent de plus belle.
Il fait nuit noire, et le ciel a été éclairé par une espece de grande étoile rouge.
La foule l'a acceuillie par un grand « oh ! »
Les gens ont tous les yeux qui brillent, ils regardent au-dessus de leur tête.
On pourrait presque croire qu'ils viennent de voir un ange.
« Brrraoum »Deuxième détonation . Cette fois l'étoile est bleue et retombe en une pluie argentée. Les « oh ! » redoublent.
Certains enfants cachent leur visages dans les seins de leurs mère, d'autres on le cou tordu vers le ciel. Ils sourient. Leur peau est éclairée par une lumière rouge puis bleue puis verte.
Ils sont amusant tous, les yeux rivés vers le haut, à sourire bêtement.
Alors à mon tour, je regarde au-dessus.
C'est vrai que c'est beau. Il y a une grande lumière puis un grand bruit, et ça s'enchaîne.
Tout plein de lumières pour éclairer les cieux.
Fleurs lumineuses mais éphémères. Des éclats de joies.
ET lorsqu'elles meurent elles laissent derrière elles une trainée grise et une odeur désagréable. Mais la lumière naissante nous fait oublier qu'une autre vient de mourir.
Et il en est ainsi jusqu'au bouquet final.
Les feux font rage, on n'entend plus les pleurs des plus petits. On est aspirés par le spectacle. Festival de couleurs, de lumières et de bruits.
Et enfin, la dernière étoile artificielle s'éteind. Eclairant les restes de ces consoeurs.
Et déjà la foule se presse. La fête est terminée.
Les sourires des adultes se sont éteinds en même temps que la dernière lumière. Mais celui des enfants ne s'est pas encore éffacés. Et ils marchent, un peu comme des zombies, leur yeux qui pétillent encore de rouge de bleu de jaune et de vert. Ceux dans les bras de leurs mères on stoppés leurs sanglots et se calment doucement en respirant le cou maternel.
Les gens sont emportés par eux-mêmes. Leurs pas les guidants vers le parking.
Ils se coucheront ce soir sans un mot, ou bien riant encore de leur soirée passée.
Les enfants dormiront bien. Il est déjà tard.
Et moi je reste là, on me bouscule et je trébuche.
Ils sont tous partis.
Les énormes étoiles rouges ont laissés place à de petites lucioles lointaines. Celles-ci ont une couleur unique. Blanches, argentées. Elles ne s'éteignent pas.
Je suis à genoux au milieu du terrain. Autour de moi il ya les restes d'une fête.
Ça et là des morceaux de confettis collés au sol, pleins de boue. Désormais ils ont perdus leurs couleurs. Tout ça est bien terne.
Des bouteilles vides, des morceaux de verre, des pop corns écrasés.
L'odeur fétide des feux éteinds et ma solitude à travers les fantômes de la foule.



